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Se procurer Pourquoi je vais quitter la France

De plus en plus de Français partent à l’étranger. Ce livre raconte l’histoire de ces exilés qui s’en vont non seulement pour des raisons fiscales, mais aussi, et peut-être surtout, parce qu’ils  qui n’en peuvent plus de cette France qu’ils aiment et qui ne les aiment plus.  Avec eux, industriels,  riches retraités, investisseurs, c’est toute une partie de la richesse française qui s’en va, un peu comme du temps de la révocation de l’Edit de Nantes. Nous le regretterons sans doute, mais il sera trop tard.

Sous les traits d’un petit patron qui a réussi et qui ne supporte plus d’être vilipendé, harcelé par le fisc, montré du doigt, ce livre dit les histoires vécues de nombreux candidats à l’exil. , il expose les raisons qui l’ont animé, son analyse de la situation économique du pays, sa vision de la France d’aujourd’hui et de ce qu’il faudrait faire pour en sortir, arrêter l’hémorragie. Il évoque les difficultés qu’il a rencontrées, les options qui se sont offertes à lui pour partir, les pays étrangers dans lesquels il a envisagé d’émigrer avant de décider d’aller en Suisse.

Les faits sont tout à la fois faux et exacts. Ils sont faux parce il fallait garder l’anonymat des personnes concernées pour éviter toutes représailles de la part de l’administration française et notamment de l’administration  fiscale. Mais ils sont justes parce qu’ils racontent  l’histoire de plusieurs de ces exilés  avec lesquels l’auteur a longuement conversé avant qu’ils prennent leur  décision. Ce sont donc des histoires vécues dont sont mélangées les origines, les motivations, les aboutissants.

L’auteur :

Jean-Philippe DELSOL est avocat fiscaliste. Il a créé un cabinet qui compte à ce jour environ 80 avocats et qui a assuré le conseil et le suivi de nombreux français souhaitant transférer leur domicile à l’étranger. Il a écrit de nombreux ouvrages dont Au risque de la Liberté (F-X de Guibert, 2008) et À quoi servent les riches ? (JC Lattès, 2012).

204 pages, 14 x 20 cm, 16 euros 

Pour vous procurer ce livre (envoi dès le 10 novembre 2013 si commandé depuis ce site) :

- soit par chèque : 16 euros à l'ordre des Editions Tatamis, 103 rue Albert 1er, 41000 Blois

- soit par paiement sécurisé paypal :

J’ai donc appris à devenir efficace, à gagner de la productivité malgré la bureaucratie française, malgré l’administration et ses arcanes, malgré les normes inutiles, malgré les syndicats destructeurs et en m’appuyant sur ceux qui ne le sont pas, malgré les interdits inutiles et les oukases extravagants. Je faisais comme beaucoup de mes collègues que je côtoyais au sein de notre propre syndicat et qui rencontraient tous les mêmes problèmes. Et néanmoins, je parvins rapidement à imaginer quelques pièces nouvelles et performantes, à réduire certains prix en modifiant l’organisation du travail et le processus de fabrication. Ma formation me rendit grand service. Ces innovations me permirent de gagner quelques marchés au détriment de mes concurrents et pour certains néanmoins amis. Mais surtout, elles m’incitèrent à aller remporter de nouveaux marchés à l’étranger et le succès vint notamment de cette internationalisation progressive.
Après vingt ans, l’entreprise est devenue une belle PME. J’ai près de 120 salariés et ma société anonyme, a des participations dans une huitaine de filiales étrangères, dont certaines ne sont que des sociétés de distribution tandis que deux autres gèrent des usines de fabrication, ce qui représente 89 salariés supplémentaires. J’ai passé la cinquantaine. Mon épouse m’a aidé pendant une dizaine d’années à plein temps et maintenant a pris un peu de recul, mais son conseil m’est toujours important. Nos trois enfants sont grands ; deux sont étudiants, dont un qui est à l’étranger depuis déjà dix-huit mois tandis que l’autre commence juste une licence de droit et gestion à la Sorbonne. Le troisième est encore à la maison et en première au lycée. Ma mère est décédée depuis longtemps, mais mon père est toujours là et toujours vif. Avec mes deux sœurs il détient encore une participation dans la société et c’est un casse-tête permanent de savoir comment échapper à l’ISF.
Je gagne bien ma vie, avec une rémunération de président de 180 000€ bruts par an et de temps en temps des dividendes, mais qui n’ont jamais représenté plus de 50 000€ par an. J’ai acheté ma résidence principale il  y a maintenant plus de quinze ans et j’ai fini l’an dernier de rembourser l’emprunt correspondant. Il y deux ans, nous avons acquis un appartement en bord de mer. Nous sommes donc une famille aisée et globalement heureuse.
Et pourtant, avec mon épouse, j’ai envisagé de partir à l’étranger. Parce que nous ne supportons plus d’être tous les jours accablés par les médias et les politiques, de quelque bord qu’ils soient ou presque. Parce que nous ne voulons plus que nos enfants soient traités de sales bourgeois. Parce que comme le dit Michel Sardou « je n’accepte pas que l’on me désigne comme un « ennemi » sous prétexte que je gagne bien ma vie » (Le Figaro 11 mai 2013).  Parce que nous n’en pouvons plus des neufs contrôles fiscaux successifs que nous avons subis sans autres redressements que des broutilles mais tous chargés de suspicions illégitimes. Parce que nous n’avons plus envie de nous battre tous les jours avec certains de nos délégués syndicaux qui voudraient que nous gagnions le même salaire qu’eux en oubliant ce que la construction de cette entreprise nous a couté de nuits sans sommeil, de peur de tout perdre quand nous avions donné une garantie personnelle de un million d’euros à notre banque pour couvrir une échéance, de week-end de labeur sur les machines ou sur la comptabilité… Parce que nous avons envie de ne pas avoir honte de ce que nous avons fait. Parce que plus nos gouvernants multiplient les obstacles, de l’exit tax à la surimposition des plus-values en passant par la chasse sauvage aux capitaux étrangers ou la suppression du bénéfice de la convention fiscale franco-suisse de non double imposition pour les Français résidents suisse et imposé au forfait, plus nous nous disons que mieux vaut partir avant que nous ne le puissions plus du tout.
J’ai donc décidé de vous dire pourquoi nous nous étions résolus à partir, avec l’aide de mon conseil qui m’assiste depuis vingt ans dans tous les aspects de ma vie d’industriel. Je lui ai donc demandé d’écrire cet ouvrage en mon nom et au nom de tous ceux, nombreux, qui n’en peuvent plus de cette France qu’on aime et qui ne nous aime pas. Les faits sont tout à la fois faux et exacts. Ils sont faux parce que j’ai voulu garder l’anonymat pour éviter toutes représailles de la part de l’administration française et notamment de l’administration  fiscale, mais ils sont justes parce qu’ils racontent en même temps l’histoire de plusieurs de mes collègues avec lesquels j’ai longuement conversé avant de prendre ma décision. Ce sont donc des histoires vécues.
 

 


Jean ROBIN
Le : 04/11/2013
Création de sites internet Advanced Informatique